Etappe 37 – gesponsert von Ambühl & Partner AG, Bern – 70 Km / 1’114 Hm

Start:                                               10h45 Ribadeo
Ziel (Ankunftszeit):                         14h15 Vilalba
Fahrzeit im Sattel (Tag/Total):         2h56  / 200h18
Durchschnitt:                                   23.8 Km / Std
Gefahrene KM (Tag/Total)*:           70 Km / 5’380 Km
Absolvierte HM (Tag/Total)*:       1’114 Hm / 47’054 Hm

Fahren statt Ruhen.

Soll ich wieder über das Wetter reden? NEIN, sondern freue dich wenn es regnet, wenn du dich nicht freust, regnet es trotzdem! ……es hat wieder geregnet und gewindet!!

Eigentlich wäre heute unser wohlverdienter Ruhetag gewesen, doch nach gestern war das nicht unbedingt nötig. Wir konnten uns sehr gut erholen und haben gestern Abend sehr gut gegessen. Der Entscheid in diesem 4-Stern Hotel abzusteigen, war total richtig. Danke für die zahlreichen Zusprüche und Kommentare – wie gesagt, wir schätzen das immer wieder.

Das Ziel aller Pilger auf dem „Camino del norte“ (http://www.spain.info/de/que-quieres/rutas/grandes-rutas/camino-santiago/etapas/camino-norte/) ist Santiago de Compostela und da wollen wir ja auch hin. Von Ribadeo dorthin ist es mehr als 170 Km und man macht auch den einen oder anderen Höhenmeter. Das ist definitiv zu viel für einen Ruhetag. Also entschieden wir uns für eine Variante, die zwar nicht so weit ist, aber den größten Teil der Höhenmeter nach Santiago bereits beinhaltet. So endeten wir in Vilalba und wieder in einem sehr schönen Hotel.

Vilalba ist ein Städtchen wie viele, die wir bereits passiert haben oder in denen wir übernachtet haben. Alle sind im Grundsatz irgendwie ähnlich – es hat ein Zentrum, allenfalls hat es einen Platz, eine Kirche, einen Bäcker, einen Metzger und einige Restaurants und Bars. Marcus und ich schlenderten so vor uns hin – leider wieder in der Zeit in der die meisten Geschäfte geschlossen sind (wahrscheinlich Siesta) und fragten uns was die Menschen in solchen Städtchen hält, was gefällt ihnen oder warum bauen sie gerade hier eine Existenz auf? Warum sind wir (Wetzikon / Thalheim) dort, wo wir gerade sind, was hält uns dort? Eine Antwort haben wir nicht gefunden, was ja auch keine Rolle spielt, nur schon das Gedankenspiel war spannend. Wir waren uns einig, dass erst der Vergleich des Glückes Tod ist, will heißen, wenn man seine kleine Welt liebt und schätzt und nicht immer vergleicht, ist man sehr happy.

Wir haben auch die Zeit genutzt die verbleibende Strecke etwas detaillierter zu planen. Die gute Nachricht: zeitlich sind wir sehr gut unterwegs, so dass das gesetzte Ziel – Ankunft in Gibraltar am 30.09.16 – erreicht wird. Es werden am Schluss wohl nicht die 8’000 Km sein, wohl eher etwas über 7’000 Km – good news für alle Kilometer-Spender!

Wir werden nun sicher keine künstlichen Umwege einbauen nur um auf annährend 8’000 Km zu kommen, denn auch +7’000 Km ist eine super Leistung, auf die wir sehr stolz sind.

Fazit:  Aktive Erholung und spannende Gedanken über Städtchen und Home.

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Etape 35

Beaucoup de pluie et beaucoup de pannes

Quelle horrible journée pour nous cyclistes. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas connu de pire journée que celle-ci : pneu arrière à plat dès le départ, pluie, chute de Marcus à Gijon, pneu avant à plat, arrêt de la pluie à midi, à nouveau pneu arrière à plat, la pluie revient,  à nouveau pneu avant à plat, puis même constat sur pneu arrière, pour couronner le tout 11,7°C…, pluie violente (ouragan), obscurité à 17 45, analyse de la situation et arrêt obligatoire,  appel de détresse  à nos accompagnateurs.

Vous avez vu cette liste ? A croire qu’il y a eu un mauvais sort jeté sur nous !

Le matin il ne faisait pas vraiment beau, mais pleins d’optimisme, nous avons laissé nos vêtements de pluie dans le Mercedes. On a espéré être épargnés par les nuages d’orage au-dessus de nous  , mais au 40ème km, l’orage a éclaté. Heureusement on était en ville et  en attendant que la pluie cesse on a cherché un restaurant   . Une heure plus tard, la météo était meilleure. Nous n’étions pas sortis de la ville que la pluie est revenue. Il faisait 17°C, et vous aurez du mal à croire que j’étais content de grimper  car cela me réchauffait. J’étais tellement optimiste que le matin je m’étais mis de la crème solaire… A Gijon, Marcus a pris un virage glissant, sa roue avant a patiné, il est tombé, mais rien de grave, je précise pneu arrière puis pneu avant à plat à l’entrée et à la sortie de la ville.

A 14h30 nous avons rejoint notre équipe, avons enfilé des vêtements secs, des coupe-vent et nous nous sommes remis en selle. A peine 10 minutes plus tard on a dû se protéger de la pluie sous un abribus. Il y avait là un pèlerin français, qui comme nous, n’avait pas envie de rire. Quoi qu’il en soit on doit atteindre notre but, mais cela devient pénible avec des pannes toutes les 30 secondes, et on a encore 60 km devant nous. La température a encore baisse , il fait 11°C, la pluie ne cesse pas,  le vent forcit, on reçoit la pluie en plein visage, et bien sûr la route monte et descend. Pour couronne le tout il commence à faire nuit. Nous décidons de nous arrêter dans un restaurant qui est un relais de Compostelle et d’appeler notre équipe en renfort.

Rolf et Judith avaient anticipé notre appel et fait demi-tour en voyant le temps qu’il faisait . Ils sont arrivés rapidement et nous avons pu nous réchauffer dans le Mercedes car nous étions gelés, et n’avions plus de vêtements secs de rechange.

Une douche chaude, des vêtements secs nous ont réconfortés en attendant le dîner.

On est en Espagne, et les températures sont celles de la Norvège, pas croyable ! Il est 23h30, la pluie n’a pas cessé, et cela devrait se prolonger  durant 1 à 2 jours.

Etape 36

 La raison vaut mieux que l’héroisme – Il n’ est nul besoin de se justifier

Nous avons passé la nuit dernière dans une très jolie pension  qui plus est bon marché. Pendant toute la nuit on a entendu la pluie et le vent, ce qui ne laissait présager rien de bon. Marcus a  changé mes pneus avant le petit déjeuner que nous avons pris ensuite à 9h. On a sorti les vêtements d’hiver portés en Norvège des sacs. Aujourd’hui c’était vêtements chauds et manches longues.

Une petite précision sur le billet de 20€ dans  le pneu ( voir photo hier). C’est une mesure de secours  quand le pneu se déchire en cours de route. Le boyau est ainsi mieux protégé et le billet a donc son rôle à jouer. Hier j’ai roulé avec un billet de 20€ dans le pneu.

Nos visages et notre mental sont en accord avec le temps. Dès que nous sommes partis, une petite pluie est venue s‘ ajouter au vent fort. SUPER ! Le baromètre est en bas. On a dû s’adapter au vent de face et s’efforcer de continuer. Pour les pélerins vêtus de  pélerines de pluie, c’était la même galère, et personne n’avait envie de sourire.

En chemin nous avons acheté des pneus et des boyaux car nous arrivions à court de réserve, notre stock s’épuisait, ce que nous n’avions pas pressenti. Au bout de 20 minutes il pleuvait si fort que nous avons dû nous abriter. Nos vestes de pluie nous protégeaient bien le haut du corps, mais nous avions froid aux jambes  et il faisait 11°C. Alors que j’écris je n’arrive toujours pas à le croire : mon pneu arrière s’est dégonflé. On ne jure pas, on ne crie pas, on est juste sidéré. On le répare rapidement.

On tient un conseil de guerre : que doit-on faire ?  Est-ce qu’on a le choix, qu’est-ce qui est raisonnable ? Nous ne devons pas tomber malades. On aurait pu rouler pendant 60/80 km  contre le vent et arriver à la ville étape comme prévu. Cela aurait-il été raisonnable, ça nous aurait fait plaisir ? Après plus de 5000km nous n’avons plus  rien à prouver. Allons chercher un hotel.

Nous tombons sur un superbe parador (http://www.parador.es/de/paradores/parador-de-ribadeo ) et allons profiter d’un jour de repos imprévu. Ce qui m’agace c’est de me dire qu’on longe une côte magnifique et qu’on ne peut rien voir ni en profiter dans les circonstances actuelles. Le temps peut- il avoir un tel impact sur notre humeur ? Oui, je l’affirme sinon le blog aurait ce soir un autre ton.  Profitons donc  de notre 4**** et de la vue sur le port quelque peu brouillée par les nuages et la pluie.

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